Entre le jazz et la java...

Quand le jazz est 

Quand le jazz est là 

La java s'en 

La java s'en va 

Il y a de l'orage dans l'air 

Il y a de l'eau dans le 

Gaz entre le jazz et la java 

 

Chaque jour un peu plus y a le jazz qui s'installe 

Alors la rage au coeur la java fait la malle 

Ses p'tit's fesses en bataille sous sa jupe fendue 

Elle écrase sa gauloise et s'en va dans la rue 

 

Quand le jazz est 

Quand le jazz est là 

La java s'en 

La java s'en va 

Il y a de l'orage dans l'air 

Il y a de l'eau dans le 

Gaz entre le jazz et la java 

 

Quand j'écoute béat un solo de batterie 

V'là la java qui râle au nom de la patrie 

Mais quand je crie bravo à l'accordéoniste 

C'est le jazz qui m'engueule me traitant de raciste

Quand le jazz est 

Quand le jazz est là 

La java s'en 

La java s'en va 

Il y a de l'orage dans l'air 

Il y a de l'eau dans le 

Gaz entre le jazz et la java 

 

Pour moi jazz et java c'est du pareil au même 

J'me soûle à la Bastille et m'noircis à Harlem 

Pour moi jazz et java dans le fond c'est tout comme 

Quand le jazz dit: Go man , la java dit: Go home. 

 

Quand le jazz est 

Quand le jazz est là 

La java s'en 

La java s'en va 

Il y a de l'orage dans l'air 

Il y a de l'eau dans le 

Gaz entre le jazz et la java 

 

Jazz et java copains ça doit pouvoir se faire 

Pour qu'il en soit ainsi, tiens, je partage en frère 

Je donne au jazz mes pieds pour marquer son tempo 

Et je donne à la java mes mains pour le bas de son dos.

 

Ah, Nougaro ! Jazz à Vienne va s'ouvrir,  Jazz à Jakarta a eu lieu en mars...

 

Et nous avons assisté aujourd'hui à un sublime concert de jazz indonésien au café du Jardin Botanique, qui nous a consolés de notre déception de ne pas voir de rafflesia, la plus grosse fleur du monde, qui peut peser jusqu'à 10 kg et mesurer jusqu'à un mètre de diamètre. Mais on ne peut prévoir ni sa floraison, ni son emplacement (elle ne possède ni tige, ni feuilles, ni racines, mais parasite les autres plantes), et nous n'aurons pas eu la chance d'admirer ses 5 pétales rouges orangés !  

 

La journée étant placée sous le signe de la musique, nous visitons la dernière fabrique artisanale de gongs pour les gamelans. L'angkot (minibus pour liliputiens) nous dépose devant sa porte, après avoir zigzagué dans les rues bondées et très populaires  d'un quartier surpeuplé. Une sorte d'atelier sombre et bas, une antre, une grotte où un feu d'enfer brûle sans fin, terrible brasier autour duquel 6 hommes s'escriment. Le premier à alimenter le feu et le soufflet de la forge, ainsi qu'à tourner et retourner, armé d'une pince, un disque de cuivre encore à peine cintré à notre arrivée. Le second à estimer la température et la couleur du métal mis à rougir dans de grandes gerbes d'étincelles, pour aussitôt l'ôter du feu, et le présenter aux 4 autres hommes. Commence alors un ballet hallucinant et cadencé de coups de marteaux, chacun son tour au millimètre et à la seconde près, abattant sa masse d'au moins 10 kilos (on a soupesé...) sur le métal chauffé à blanc, amolli et sonore. Quelques centimètres trop loin ou trop près et le lourd instrument risque de retomber sur des orteils nus, un bras, un torse. Chaleur infernale de cette forge (près de 60 degrés), bruit assourdissant des coups de masse et du rugissement du feu, visages émaciés ruisselants, suspension du bras quelques secondes, puis le mouvement s'amorce vers le bas, qui bat le cuivre pendant qu'il est encore chaud.... Quelques minutes à peine avant que le disque métallique ne s'assombrisse, et ne soit renvoyé rougir dans le brasier, donnant aux forçats du marteau quelques instants de répit... A deux pas, juste derrière, à peine protégés de la fournaise, deux autres hommes liment le gong de cuivre, désormais formé. Le pied droit cale l'objet, le pied gauche lui imprime un mouvement de rotation, tandis que les 2 mains manient le ciseau à bois (à métal ? ) qui peu à peu, fait disparaître les traces de masse, les impacts de coups... jusqu'à obtenir une surface parfaitement lisse. Les enfants ramassent la limaille... Là aussi, les hommes se prêtent volontiers à la démonstration... conscients que leur art si difficile est voué à la disparition, tous les gongs étant désormais produits en usine. Ensuite, ce sont les virtuoses du bois que nous admirons en train de sculpter les supports des gongs, et faire naître dans des poutres brutes, aux ciseaux et à la gouge, des têtes de dragons, des fleurs de lotus, des arabesques... qui seront ensuite peintes de rouge et d'or. 

 

Nous n'avions jamais pensé que les si beaux sons produits par les gamelans avaient d'abord pris naissance dans l'enfer d'une forge... Mineurs, forgerons, artistes... Merci...

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Commentaires: 2
  • #1

    Mamou (mardi, 21 juin 2016 18:59)

    aujourd!hui fête de la musique à Toulouse grand concert avec Garou comme présentateur, beaucoup d'artistes dont Céline Dion,Florent Pagny, etc..
    Super d'avoir assisté à la démonstration comment est utilisée la forge.
    1er jour de l'été, il fait chaud enfin.
    Bisous, bisous très chauds

  • #2

    mili (mardi, 21 juin 2016 19:27)

    Encore une belle découverte, pas vraiment prévue !Vive la disponibilité !